Les Saôneurs
collectif d'artistes lyonnais

Les Saôneurs est un collectif d’artistes lyonnais pour la plupart musiciens issus du CNSMD de Lyon. Il s’est constitué à l’automne 2020, fort de l'expérience douloureuse parfois de la crise sanitaire de la covid… Notre objectif est de nous réapproprier les champs de l’art vivant et, poètes et rêveurs, de surprendre le public lyonnais par une saison de musique de chambre exigeante – Vitez aurait dit élitaire pour tous - où l’élégance, le raffinement et les grandes œuvres du répertoire côtoient la simplicité et le partage. Nous sonnons les premiers vendredis du mois, de mai à octobre, en la chapelle de l'Hôtel-Dieu et de novembre à mars, les premiers dimanches, au Théâtre Carré 30.

Les Saôneurs, pour leur première saison feront vibrer la Chapelle de l’Hôtel-Dieu jalon de l’histoire de l’architecture lyonnaise au cœur de la presqu’île. Au 17ème siècle, la chapelle participait d’un parcours de façades monumentales qui, avec l’Hôtel de Ville et la loge du Change, affirmait le pouvoir laïc naissant. Unique chapelle baroque entièrement décorée, la qualité de l’utilisation du trompe l’œil de reliefs et de matériaux nobles joue avec la lumière afin d’illuminer le lieu de l’intérieur. Propriété des Hospices-Civils-de-Lyon, ceux-ci mènent un projet de restauration d’envergure depuis 2007 et c’est tout naturellement que les Saôneurs, au-delà d’entrer en résonnance avec la majesté de l’édifice, contribueront à sa restauration.

Pour la saison d’hiver, poussez la porte d’une toute petite boîte noire ; le Carré 30 - caché entre le Musée des beaux arts et l’opéra - trente places en gradins, cinq mètres sur cinq et la proximité des musiciens qui susurrent à l’oreille la beauté d'œuvres de Bach, Mozart et des moins connus Sainte-Colombe ou de Visée aux sons d’instruments d’exception ; les clavicorde, théorbe, luth ou violoncelle baroque… C’est aussi un plaisir d’aborder, d’une autre manière, le grand répertoire et de créer cette rare intimité avec le public qui porte tout artiste désireux de partager en toute sincérité. Accueillis par une équipe jeune et enthousiaste, nous sommes heureux de faire connaître et soutenir un lieu où vous êtes nos amis, comme dans notre propre salon.

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À la Chapelle de l'Hôtel-Dieu
chaque 1er vendredi de mai à octobre

06 mai

Couperin revisité

Marie Lerbret, déléguée artistique des Saôneurs, invite Markus Hunninger et ses amis, pour nous présenter François Couperin, dans de grandes suites françaises recomposées : une approche inhabituelle en partant d’extraits de recueils existants, les musiciens cherchent à mettre en lien les couleurs différentes et cohérentes de pièces vocales et instrumentales, à la fois dans la musique de chambre et dans les l'oeuvre de clavecin. Ce qui donne au public, dans le petit espace d’un concert, d’apprécier l’immense univers musical de François Couperin le Grand. 

03 juin

Variations Goldberg

Dans un souffle unique, J-S. Bach décline tout son génie, le transmet à son jeune élève J-G. Goldberg et rend hommage à son épouse Anna-Magdalena. Les Variations Goldberg s’offrent alors à nous par l’interprétation de François Guerrier qui devient notre guide sur un chemin initiatique que chaque auditeur peut emprunter ; fermez les yeux, ou imaginez à la lueur des chandelles, l’artiste lyonnais d’adoption se livrer à son clavecin, cet ami fidèle, ce frère qui l’accompagne depuis tant d’années, ce confident de tous les instants.

La Bella Donna

La Bella Donna, femme idéalisée et convoitée, est louée dans la tradition de l’amour courtois. Elle est aussi la fleur sublime, vénéneuse et mortelle. Sillonnant l'Europe du XIIème au début du XVème siècle dans sa diversité linguistique et culturelle, l’ensemble de musique médiévale ApotropaïK invité par la violiste Louise Bouedo, propose un voyage qui révèle une mosaïque de figures féminines fascinantes, transmises par la mythologie antique source d’inspiration inépuisable pour les poètes.

02 septembre

Sonates de J-S.Bach

23 septembre

La Jeune Fille et la Mort

07 octobre

Si Bach m’était conté

Composées il y a tout juste 300 ans, le cycle des sonatas da chiesa, sonates d’église pour clavecin obligé et violon de J-S. Bach, placent les deux instruments dans un dialogue à trois voix égales où la science du musicien de génie se lit au travers du prisme de la beauté, de la complicité et de l’amitié qui uni les interprètes japonaises, Kaori Yugami – clavecin et Minori Deguchi – violon baroque, qui ont choisi la capitale lyonnaise pour parachever leur perfectionnement en musique ancienne occidentale. Un hommage émouvant au langage universel que représente la musique. Sous la voûte de la chapelle de l’Hôtel-Dieu, peut-on trouver lieu plus approprié pour écouter raisonner trois de ces plus belles sonates ?
Haydn, Mozart et Schubert, trois compositeurs qui portent haut l’art du quatuor à cordes qui devient au tournant des âges classique et romantique, une des plus belles formations de musique de chambre. Minori Deguchi - violoniste, membre fondatrice des Saôneurs, invite ses trois consœurs du Quatuor Mycélium, dans un programme sur instruments anciens où le quatrième quatuor de W-A. Mozart dédié à J. Haydn côtoie l’Empereur de ce dernier et un des sommets de l'histoire de la musique et du romantisme, La Jeune Fille et la Mort de F. Schubert.
Alors l’ensemble L’Archivolte sous la direction de Marie Lerbret se met à jouer la cantate BWV 150 de J-S. Bach - surprenante pour les uns, familière pour les autres, tantôt savante, tantôt suave, mais souvent énigmatique et lointaine, souvent intrigante. Alors les musiciens s’en remettent à la parole des comédiens : sur tout ce qu’on entend sans le comprendre, il y a tant à dire… Il y a tant à dire sur Bach, ses errances, ses passions ; sur la musique elle-même, où elle va, ce qu’elle dit, ce qu’elle veut nous dire ; sur les secrets des musiciens baroques, le timbre de leurs instruments, la forme de leur expressivité et de leur langage… La mise en abîme d'un concert par le truchement du théâtre.
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Au Carré 30
Un dimanche par mois de novembre à mars

20 novembre

Bach cello suites

11 décembre

Manon's Lullaby

08 janvier 2023

Harlequins de Mr. de Visée

La jeune violoncelliste Maguelonne Carnus-Gourgues se livre et nous livre une toute première interprétation des suites 1, 2 et 5 pour violoncelle seul de Bach. Un monument de la musique, un parcours de vie, un chemin initiatique pour tout violoncelliste sur son propre chemin artistique et pour nous public, le son si proche et si lointain d'un instrument monté à l'ancienne tel qu'aurait pu en jouer Bach.
Dans l'intimité du théâtre Carré 30, dans l'intimité du clavicorde, la claviériste Kaori Yugami, entourée du public nous porte à écouter un des instrument les plus discret que l'on puisse imaginer. Comme un chuchotement autour des illustres compositeurs, Carl Philip Emmanuel Bach, Mozart, Haydn et jusqu'à Debussy, comme une comptine pour bercer la petite Manon-Kotoné... Kaori joue pour la première fois son clavicorde, instrument de Emile Jobin dont elle a conçue et réalisé la rosace... Une expérience unique pour nous !
En cette année où nous fêtons le trois centième anniversaire de la naissance de Molière, le théorbiste et guitariste milanais, Jérémy Nastasi nous donne à partager les pièces de Mr. de Visée, compositeur de la chambre musicale de Louis XIV et qui composait pour le Roy qui était un interprète exceptionnel - sa mère n'était-elle pas infante d'Espagne, royaume de la guitare ? Parmi ces oeuvres, des petits bijoux dont la fameuse chaconne des Harlequins du Malade imaginaire de Mr. Poquelin.

05 février 2023

Diptyque de gambe

05 mars 2023

Scarlatti, précis de jonglage
à l’usage des oreilles

G.-P. Telemann disait de la viole de gambe qu’elle mérite davantage que quelques trilles ajoutés à une partie de basse…Au creux de ce diptyque qui sillonne les XVIIe et XVIIIe siècles, la viole de Louise Bouedo révèle son ambivalence : tant harmonique que polyphonique, instrument de basse qui se prête avec un brin d’impertinence au rôle de dessus. C’est de cette double élégance que naît la richesse expressive de cet instument d'une rare beauté, tout à la fois agile et fragile. 
La pièce se présente comme un récital de clavecin. On vient pour écouter des sonates du compositeur de l'Espagne baroque Domenico Scarlatti... Mais, dès les premières notes des balles - petits personnages sans corps ni tête - rentrent en scène. Sortes de satellites autour de la claveciniste Mathilde Blaineau, elles gravitent avec la logique des sons plus que celle de la chute des corps. Ce contrepoint jonglé par Denis Fargeton structure l'écoute sans la surcharger. Il substitue à l'oreille du néophyte celle de l'initié en passant par son oeil... Une expérience unique de la compagnie Feinte.
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