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l'Antiquaille
& sa Chapelle

Le site de l'Antiquaille est un quartier de la colline de Fourvière. Il domine la ville de Lyon, en particulier la primatiale Saint Jean et la partie de la ville située sur la rive droite de la Saône, qui correspond à ce qu'on appelle aujourd'hui le Vieux Lyon.

 

Habité dès l'antiquité, il tombe en ruine au début du Moyen Âge et les vestiges romains se perdent sous la terre et la végétation. L'urbanisation reprend à la Renaissance et les lyonnais redécouvrent progressivement sur le site toute une série de vestiges romains qui donnent son nom au lieu

Une maison Renaissance

Entre 1505 et 1514, l’humaniste Pierre Sala acquiert les vignes du coteau oriental de la colline de Fourvière. Il y fait construire une maison somptueuse sur un important soubassement antique et en raison des très nombreux vestiges gallo-romains que l’on trouve lors de la construction, il appelle sa maison « l’anticaille ». En 1522, il reçoit dans sa demeure François Ier. Après la mort de Pierre Sala, la maison passe à la famille Buatier, qui étendent la propriété vers la montée du Gourguillon et vers les Minimes. C'est à cette époque, vers 1540 qu'est édifié le portail monumental, toujours en place. L'ensemble devient un vaste domaine viticole. Claude de Rubys en est un temps le propriétaire, et il fait édifier un aqueduc pour l'alimenter en eau.

Le Couvent de la Visitation

En 1629, Mathieu de Sève, trésorier de France, seigneur de Fléchères et prévôt des marchands de Lyon, achète l'ensemble de la propriété et en fait don l'année suivante aux religieuses de la Visitation1. Après avoir consacré aux martyrs de Lyon la chapelle attenant à l'Antiquaille, la mère supérieure du couvent a dans un songe associé Saint Pothin, 1er évêque-martyre de Lyon, au caveau se trouvant au milieu du cloître.

A la Révolution, la loi du 18 août 1792 promulgue la suppression des congrégations. En septembre de la même année, le couvent des Visitandines est classé dans la catégorie des biens nationaux affectés au service public et devient un hôpital au XIXème siècle, qui est rattaché aux Hospices-Civils-de-Lyon en 1846.

 

En 2003, l’Hôpital de l’Antiquaille ferme et les HCL vendent les bâtiments à la Ville de Lyon.

Le site est reconverti avec résidence étudiante, bureaux et logements, hôtel, restaurant gastronomique et un Espace Culturel du Christianisme à Lyon – ECCLY.

L’ECCLY

Aujourd’hui, le nom de L'Antiquaille correspond au centre d’interprétation qui a ouvert ses portes en 2014 et dont l’entrée se trouve dans le cloître. L’association ECCLY dirige ce centre dans lequel sont visibles le cachot présumé de St-Pothin et la crypte

réalisée en mosaïques achevée en 1893 – tous deux inscrits au titre des monuments historiques.

Le centre culturel de l’Antiquaille se dote d’une scénographie réalisée par l'architecte-scénographe Piotr Zaborski et d’un propos de visite pensé par l’historien et ancien Inspecteur Général de l’Éducation Nationale, Emile Visseaux. La Chapelle des Visitandines alors restaurée et mise en valeur s’ouvre pour des conférences et des concerts.

Visiter L'Antiquaille

Découvrez le site de l'Antiquaille et l'histoire des premiers chrétiens de Lyon, sur la colline de Fourvière toute l'année :

Du mercredi au samedi > 10h-18h | Funiculaires ST-Just (arrêt Minimes) ou Fourvière

Renseignements : Espace Culturel du Christianisme à Lyon > 49, montée St-Barthélemy – 69005 Lyon  

tél. 09 72 41 14 98 | www.antiquaille.fr

La Chapelle de l’Hôtel-Dieu a été construite de 1637 à 1655, accolée à l’hôpital dit des quatre-rangs achevé en 1622, et élevée à l’emplacement de l’hôpital médiéval où exerça Rabelais de 1532 à 1534. Consacrée dès 1645, la chapelle a été financée par les marchands drapiers et des recteurs de l’Hôtel-Dieu issus de grandes familles lyonnaises, auxquelles six chapelles latérales ont été concédées. Dans l’urbanisme lyonnais du XVIIème siècle, l’Hôtel-Dieu participe à un mouvement d’affirmation du pouvoir laïc avec l’hôpital de la Charité, la Loge du Change et l’Hôtel de Ville.

La Chapelle de
l'Hôtel-Dieu

Après la création des Hospices Civils de Lyon en 1802, la chaire baroque de l’ancien couvent des Carmes Déchaussés est déplacée à la chapelle l‘année suivante, débutant un siècle de créations et d‘aménagements artistiques de l‘édifice. La chapelle doit son originalité actuelle au décor peint par A. Denuelle en 1868, accompagné de deux toiles marouflées de A. Sublet et de deux peintures murales de J.-B. Chatigny. Ce décor, créé en harmonie avec l’architecture, reprend des motifs sculptés sur la façade et la porte et recouvre chaque surface de la chapelle de trompe-l’œil de reliefs et de matériaux rehaussés de liserés d’or.

En dépit du classement Monument Historique avec l’Hôtel-Dieu en 1941 et du baptême de plus de 30 000 enfants entre 1945 et 1975, suscitant un fort attachement des lyonnais à cet édifice, la chapelle a subi durant plus d’un siècle les méfaits d’un système de chauffage inapproprié et de l’oubli. Au début du XXIème siècle, les Hospices Civils de Lyon propriétaires de la chapelle, sensibilisés à l’intérêt de cet édifice par le Pr. Claude Lapras, décident en 2007 de le restaurer et confient la maîtrise d’œuvre à Didier Repellin, architecte en chef des monuments historiques, en prenant le parti de conserver les décors du XIXème siècle.

 

Pour mener à bien ce grand projet de restauration, Réinventer la Chapelle, tout à fait distincte de la reconversion du Grand Hôtel-Dieu, les Hospices Civils de Lyon font à nouveau appel au mécénat.